Pourquoi la douleur, la souffrance et la mort ?

Chapitre 4 | Sommaire de ce chapitre

De retour à la Genèse

Dieu a-t-il créé un être mauvais ?

Résultats de la désobéissance

L’empreinte de la mort

L’unique chemin

La lumière stellaire refuse d’éclairer la nuit de mon village. La lune rebelle se cache et l’obscurité, souveraine, s’empare du quartier triste où je vis, embrassant chaque angle de la maison où une famille pleure la mort d’une mère qui abandonne onze enfants .

Dans un coin, inconsolable, le veuf pleure en demandant à Dieu : « Pourquoi, Seigneur ? Pourquoi as-tu emporté ma Julie en me laissant seul pour prendre soin de cette progéniture ? »

Je ne suis plus un enfant mais, dans mon for intérieur, je reconnais que la question me gêne aussi. Si Dieu a créé un monde parfait, pourquoi la douleur, la souffrance et la mort existent-elles ? Il m’a fallu des années pour comprendre que la douleur est un mystère. Et même ainsi, chaque fois que la tristesse frappe à la porte de mon cœur, je continue à me demander pourquoi.

De retour à la Genèse

Le récit biblique de la création rapporte que « Dieu vit tout ce qu’il avait fait et voici, cela était très bon. » (Genèse 1 : 31)

Qu’est-il arrivé à ce monde qui fut un jour « très bon » ? Où le mal a-t-il pris naissance ? À moins qu’il n’ait toujours existé ? 1

Philosophes, penseurs et religieux ont suggéré l’existence éternelle du mal et du bien. Le zoroastrisme présente la bataille cosmique entre le dieu bon, Ahura Mazda, et le dieu mauvais, Ahriman. Platon dit que le bien est l’idée suprême et que le mal est l’ignorance. 2 Augustin d’Hippone passa une grande partie de sa vie à réfléchir sur l’existence du mal, jusqu’à ce qu’il lise Platon et soit convaincu que « le mal n’existe pas, que c’est simplement l’absence du bien ». 3 Aristote considérait comme bien tout ce qui rend l’homme heureux. 4 Par conséquent, toute action génératrice de souffrance serait liée au mal.

La Bible, quant à elle, dit que le mal est péché. Elle n’explique pas son origine. Elle raconte simplement comment il apparut. Les écrivains de l’Ancien Testament ne se sont pas donné la peine de l’expliquer en détail. Pour eux, le mal est une réalité indiscutable. Le péché est un fait évident. L’important est de savoir y faire face.

Le mal n’a pas d’explication. S’il en avait, il serait justifiable. Mais rien ne justifie le fait qu’un ange parfait tel que Lucifer ait accueilli le mal dans son cœur. Pourquoi a-t-il désiré la place de Dieu ? Pourquoi ne s’est-il pas senti satisfait de ce qu’il était et de ce qu’il possédait ? Le prophète Ézéchiel soulève le voile sur ce problème : « Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées. Je t’avais installé, et tu y étais, sur la sainte montagne de Dieu, tu marchais au milieu des pierres étincelantes. Tu as été intègre dans ta conduite depuis le jour où tu as été créé, et ce jusqu’à ce qu’on trouve de l’injustice chez toi. À cause de la grandeur de ton commerce tu as été rempli de violence, et tu as péché. Je te précipite de la montagne de Dieu et je te fais disparaître, chérubin protecteur, du milieu des pierres étincelantes. Ton cœur s’est enorgueilli à cause de ta beauté, tu as corrompu ta sagesse à cause de ta splendeur. Je te jette par terre, je te livre en spectacle aux rois. » (Ézéchiel 28 : 14-17, version Segond 21, 2007).

Dieu a-t-il créé un être mauvais ?

Lucifer n’était pas un ange commun. C’était un chérubin. Il était sur « la sainte montagne de Dieu ». Les chérubins appartiennent à un groupe particulier d’anges. La Bible les montre souvent envoyés en missions spéciales. Ils se trouvent presque toujours près du trône de Dieu. L’expression « tu étais sur la sainte montagne de Dieu » exprime cette idée. Voici une autre phrase du texte qui attire l’attention : « Tu as été intègre dans ta conduite depuis le jour où tu as été créé, et ce jusqu’à ce qu’on trouve de l’injustice chez toi. »

Dieu n’a pas créé le diable. Il a créé un ange parfait. Mais pourquoi un ange parfait a-t-il choisi le mal ? Et s’il l’a fait, cela signifie peut-être que le mal existait déjà ? Non. La possibilité du mal existait, mais pas le mal. La perfection de Lucifer requérait la liberté. Un esclave ne pourrait être parfait. Afin d’être libre, Lucifer avait besoin de choisir, et la capacité de choisir exigeait la possibilité de s’engager, soit dans la voie du bien, soit dans celle du mal. Autrement, comment aurait-il pu être libre ?

Cependant, la possibilité qu’une situation se concrétise ne signifie pas nécessairement qu’elle doive arriver. Nous sommes tous susceptibles de contracter le sida mais cela ne veut pas dire pour autant que nous souffrions de cette maladie. Si nous évitons les facteurs de risque, la possibilité d’être contaminé sera pratiquement nulle. Pourquoi Lucifer, alors qu’il avait la possibilité de choisir le bien, a-t-il choisi le mal ? Dans la lettre qu’il écrit aux Thessaloniciens, l’apôtre Paul appelle l’apparition du mal « le mystère de l’iniquité ». (2 Thessaloniciens 2 : 7)

LES QUATRE MENSONGES DU SERPENT (GENÈSE 3 : 4-5)

MENSONGE

SIGNIFICATION

FORMES CONTEMPORAINES

« Vous ne mourrez pas. »

La mort n’existe pas. L’homme est immortel.

Bonheur et amour dans l’au-delà. Contact avec les êtres chers qui sont morts.

« Vos yeux s’ouvriront. »

La désobéissance ouvre la porte à une connaissance supérieure de la réalité humaine.

Intelligence et capacité d’analyse, Information secrète, Connaissance du futur et de l’au-delà.

« Vous deviendrez comme Dieu. »

L’être humain a la faculté de devenir aussi puissant que Dieu lui-même.

Capacité de faire des miracles, de détruire les ennemis, de faire du bien aux êtres chers.

« Vous connaîtrez le bien et le mal. »

Il faut goûter au mal pour établir de solides opinions sur sa nature. C’est alors seulement que nous disposerons d’un critère équilibré pour prendre des décisions spirituelles.

Liberté pour profiter de tout ce qui produit du plaisir sans sentiment de culpabilité. Amour de soi et satisfaction personnelle. Fausse assurance.

D’après la Bible du disciple, Madrid, Safeliz, 2015, p. 8.

Une chose est certaine : Lucifer, l’ange parfait, se rebella contre Dieu. Le livre de l’Apocalypse relate ce qui arriva : « Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent, mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel. Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. » (Apocalypse 12 : 7-9)

Expulsé du ciel, Lucifer emménagea sur la Terre. La planète venait d’être créée. C’était un monde parfait. Tout y était « très bon ». Mais l’être humain choisit aussi la voie de la désobéissance. Dieu lui avait recommandé : « Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ; car le jour où tu en mangeras, tu mourras. » (Genèse 2 : 16-17).

Pourquoi Dieu défendit-il quelque chose à Adam et Ève ? Ne les avait-il pas créés libres ? Comment la liberté peut-elle exister là où il y a des prohibitions ? Tout dépend du point de vue. L’avertissement divin n’était pas une interdiction. Les lois ne doivent pas être des défenses absurdes, mais des clôtures protégeant la liberté. Les lois de la circulation empêchent les embouteillages sur les routes ; les lois de la santé garantissent le bon fonctionnement du corps humain ; les lois de la nature préservent l’environnement d’une destruction écologique. La liberté sans lois se transforme en anarchie.

Résultats de la désobéissance

Lorsque Dieu avertit les premiers êtres humains des conséquences de la désobéissance, il ne les menaça pas ni ne réduisit leur liberté. Il se limita plutôt à leur décrire son résultat catastrophique. Pour mieux comprendre, voici une illustration. Imaginons que mon petit-fils et moi nous trouvions sur le toit d’un édifice de vingt étages, et que je lui dise : « Mon petit, ne t’approche pas du bord, car si tu le fais, tu tomberas et mourras. » Suis-je en train de le menacer ou de l’avertir des conséquences désastreuses de son éventuelle désobéissance ?

Adam et Ève ne respectèrent pas l’avertissement divin. Le serpent leur dit : « Le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » (Genèse 3 : 5) Cette idée les fascina. Ils décidèrent de prendre en main le contrôle absolu de leur vie et le résultat de cette décision erronée ne tarda guère à se manifester : « Alors ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu, qui parcourait le jardin vers le soir, et l’homme et sa femme se cachèrent loin de la face de l’Éternel Dieu, au milieu des arbres du jardin. Mais l’Éternel Dieu appela l’homme, et lui dit : Où es-tu? Il répondit : J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché. » (Genèse 3 : 8-10)

Jusqu’à ce jour fatal, la peur n’existait pas. L’être humain ignorait ce qu’était le sentiment de culpabilité. Mais à ce moment-là, Adam et Ève se cachèrent de Dieu et depuis lors, tout au long de son histoire, l’humanité fuit en permanence son Créateur. Dieu appelle ; l’être humain fuit et se cache. C’est pourquoi, de la Genèse à l’Apocalypse, la Bible relate l’histoire de la recherche de l’être humain par Dieu.

Dans le jardin d’Éden, Dieu appela Adam. Or, fait intéressant, le livre de l’Apocalypse s’achève sur un autre appel : « Et l’Esprit et l’épouse disent : Viens. Et que celui qui entend dise : Viens. Et que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut prenne de l’eau de la vie, gratuitement. » (Apocalypse 22 : 17) Pourquoi Dieu persiste-t-il à appeler sa créature rebelle ? Parce qu’il est amour par nature. Dieu aime l’être humain, peu importe ses attitudes. L’amour de Dieu est éternel parce que lui-même l’est. « De loin l’Éternel se montre à moi : Je t’aime d’un amour éternel ; c’est pourquoi je te conserve ma bonté. » (Jérémie 31 : 3)

Malgré tout, l’amour de Dieu fut incapable de libérer l’être humain des conséquences naturelles de sa désobéissance. La condamnation qui découla du péché ne correspond pas au châtiment d’un Dieu fâché. L’univers est régi par des lois naturelles auxquelles personne ne peut échapper. Si je lâche un vase de cristal, il se brisera en mille morceaux sur le sol. Ce n’est pas une malédiction divine mais la simple conséquence d’outrepasser une loi de la nature. Si je fume constamment, je risque fortement de contracter le cancer du poumon. Dans ce cas, cette maladie ne sera pas un châtiment divin mais seulement la conséquence logique d’avoir transgressé une loi naturelle.

Dans le cas d’Adam et Ève, Dieu décrivit ce qui leur arriverait à partir du moment de leur transgression. « Il dit à la femme : J’augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi. Il dit à l’homme : Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : Tu n’en mangeras point ! Le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie, il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l’herbe des champs. C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. » (Genèse 3 : 16-19)

Ce fut la fin apparente d’un monde qui était sorti parfait des mains du Créateur. La douleur, la culpabilité, la maladie, la mort, les injustices et la violence apparurent. Jusque-là, personne n’avait dû fuir aucun de ses semblables. Personne n’avait eu besoin de tuer quelqu’un d’autre pour survivre. Mais à partir de ce jour-là, l’homme lui-même devint le principal prédateur de son propre foyer, à savoir la Terre. Il commença peu à peu à briser ouvertement les lois de la nature, trouva du plaisir à détruire l’environnement et, sans s’en apercevoir, enfonça le couteau dans sa propre veine jugulaire.

Mais les conséquences tragiques de l’entrée du péché ne se limitèrent pas au monde physique. À partir de ce jour-là, l’homme n’éprouva plus de plaisir en la compagnie de Dieu. Il avait besoin de lui mais, paradoxalement, il fuyait sa présence. Il le refusait ; il se cachait. Comment comprendre pareille incohérence ? Dieu n’est pas seulement l’auteur de la vie, il en est le sustentateur. Jésus déclara : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Jean 14 : 6) Alors, si Dieu est l’essence de la vie, l’être humain a besoin d’être en communion avec lui pour être pleinement heureux. Mais le péché le sépara du Dieu de la vie 5 et le conduisit à la mort. Le péché est la mort parce qu’il n’y a de vie qu’en Jésus. Toute expérience vécue sans Dieu ne peut être considérée comme vie. Elle n’est que survie. En réalité, ce n’est qu’une caricature de la vraie vie.

L’empreinte de la mort

Lorsque Paul dit que « le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6 : 23), il ne se réfère pas simplement à la mort physique mais à l’entrée de l’homme dans un lent processus de détérioration et de mort, à la voie douloureuse de la condamnation. En Éden, les feuilles des arbres commencèrent à tomber, les fleurs à se faner. En peu de temps apparurent les premiers animaux morts. Personne ne savait ce qui se passait. Plus tard, Adam et Ève virent comment l’un de leurs fils assassina son frère. Nos premiers parents n’étaient pas encore morts physiquement mais ils étaient en train de vivre le triste processus de dégénérescence émotionnelle, spirituelle et mentale. Ils étaient entrés dans l’amère expérience de la souffrance.

Séparés du Dieu de la vie, l’être humain a une vision déformée de la réalité. Il est incapable d’apprendre de sa propre expérience et s’enfonce chaque fois plus dans les eaux troubles de son angoisse. Il ne sait distinguer entre la douleur et la souffrance, ni même entre ce qui est bien ou mal, par conséquent il commence à appeler le bien mal et le mal bien.

Cachés entre les arbres, Adam et Ève expérimentaient la douleur de l’âme. Ce n’était pas un simple malaise physique qui, d’habitude, apporte un certain enseignement, mais ce tourment psychologique qui empêche de voir le fond du tunnel et conduit dans un cul-de-sac, plongeant ses victimes dans le désespoir. L’origine de la souffrance ne réside pas tant dans la réalité en soi, aussi pénible qu’elle puisse être, mais dans la manière de réagir aux faits. En réalité, elle a plutôt couvé dans l’esprit puis, après l’apparition du péché, elle s’est enracinée dans les appréhensions, les peurs et les préjugés.

Avant l’apparition du péché, l’être humain avait des difficultés, mais comme il vivait en communion avec la source de la vie, sa vision de la réalité était correcte et il réagissait avec équilibre. Dieu lui avait confié des responsabilités : « L’Éternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l’homme, pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l’homme. Et l’homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs ; mais, pour l’homme, il ne trouva point d’aide semblable à lui. » (Genèse 2 : 19-20)

La fatigue, l’anxiété et le stress apparurent sur terre seulement après le péché. Celui-ci entraîna la détérioration de l’unité entre Adam et Ève qui se mirent à s’agresser, et l’amertume surgit. Or, la souffrance ne naquit pas de l’agression en soi, mais de leur façon déséquilibrée d’y réagir. Déséquilibre ne signifie pas nécessairement folie. C’est plutôt du désordre.

L’unique chemin

L’être humain ne peut devenir un être ordonné que dans la mesure où il retourne à son Créateur. C’est pourquoi Paul dit : « Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par Jésus-Christ notre sauveur. » (Romains 5 : 1) En recevant cette paix dans votre cœur, vous n’êtes plus désespéré par les circonstances ni n’avez plus comme but de faire disparaître la souffrance. Vous apprenez à vivre la réalité de la douleur avec sagesse et équilibre, fruits de la paix du cœur. Ce qui est remarquable, c’est que sans vous en apercevoir, la douleur disparaît, parce qu’en étant en Christ, vous affrontez sans crainte les luttes émotionnelles et vous apprenez à les gérer avec sagesse. La paix que Jésus place dans votre cœur vous libère du terrain marécageux de l’égoïsme et vous prenez conscience de la vie.

QUELQUES EFFETS DU PÉCHÉ

CIBLES

CARACTÉRISTIQUES

RÉFÉRENCES

ADAM ET ÈVE Perte de l’innocence. Peur, honte et culpabilité. Incapacité à profiter de la communion avec Dieu face à face Genèse 3 : 8-10
Sang innocent répandu. Genèse 3 : 21
Reproches et réclamations du premier couple. Harmonie familiale rompue. Genèse 3 : 12
Travail converti en charge. Genèse 3 : 19
Naissance des enfants devenue source de douleur. Genèse 3 : 16
Abus des femmes par les hommes. Genèse 3 : 16
LA RACE HUMAINE Péché introduit partout dans le monde. Romains 5 : 12-19
Absence de paix mentale. Ésaïe 57 : 20-21 ; Job 15 : 20-35 ; Psaumes 38 : 5-8 ; Proverbes 13 : 15-22 ; Lamentations de Jérémie 1 : 20-21
Attachement à l’habitude continuelle de pécher. Proverbes 5 : 22 ; Jean 8 : 34 ; Romains 6 : 16 ; 2 Timothée 2 : 16
Mort physique. 1 Corinthiens 15 : 56; Genèse 2 : 17 et 3 : 19 ; Proverbes 21 : 16 ; Romains 5 : 12-14 et 6 : 21-23 ; 1 Corinthiens 15 : 22 ; Jacques 1 : 15
Perte du sens de la vie. Éphésiens 2 : 1 ; Romains 7 : 9, 13 et 8 : 10 ; Colossiens 2 : 13
Souillure. Ésaïe 6 : 5 et 64 : 6 ; Psaumes 106 : 39 ; Jérémie 2 : 22 ; Lamentations de Jérémie 1 : 8 ; Matthieu 15 : 18-20 ;Marc 7 : 20-23
Culpabilité. Genèse 3 : 10 ; Psaumes 38 : 3-4 et 44 : 15 ; Ésaïe 59 : 12-13 ; Jérémie 3 : 25 ; 14 : 2
Séparation d’avec Dieu. Esdras 9 : 6 ; Deutéronome 31 : 18 ; Ésaïe 1 : 15 et 59 : 2 ; Ézéchiel 8 : 6 ; Osée 5 : 6 ; Michée 3 : 4 ; Éphésiens 2 : 12
Relations humaines envenimées : exploitation économique, préjugés raciaux, orgueil, avarice, haine et discrimination d’ordre sexuel, ethnique, racial, linguistique, etc. Deutéronome 15 : 7-8 et 25 : 13-15 ; Ésaïe 32 : 6-7 ; Michée 2 : 1-2 ; Jacques 5 : 1-6
LA NATURE Malédiction de la terre. Genèse 3 : 17-18 ; Jérémie 12 : 13 ; Romains 8 : 20-22
Pollution de la planète. Genèse 4 : 10-12 ; Nombres 35 : 33-34 ; Lévitique 18 : 25 ; Psaumes 106 : 38 ; Ésaïe 24 : 4-6 ; Jérémie 3 : 1

Repris à Ariel A. Roth, La science découvre Dieu, Damarie-les-Lys, Vie et Santé, 2009, p. 294.

La plupart des êtres humains à l’état naturel ne sont conscients de rien, ni de leurs amis, ni de leur épouse, ni de leurs enfants, bien moins encore des sentiments qui perturbent leur monde intérieur. En avoir conscience requiert la paix du cœur et la sécurité de l’âme.

Le monde parfait qui sortit des mains du Créateur fut déformé par le péché. Et cela ne se limita pas à Adam et Ève, mais affecta toute la race humaine. « C’est pourquoi, par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché. » (Romains 5 : 12)

Le péché entra dans le monde par Adam et avec lui, sa proche compagne, la mort. Péché et mort forment un couple. Ils marchent toujours de conserve. Le péché a engendré la mort. Par conséquent, tous les êtres humains péchèrent en Adam, et tous moururent en lui.

Pensez à un incendie de forêt. Vous prenez une petite allumette, vous l’allumez et la jetez. Le résultat de ce petit geste est que toute la forêt est détruite. À cause d’une cigarette, tous les arbres de la forêt brûlent. De la même manière, par un « petit » acte de désobéissance d’Adam, toute la forêt de l’humanité chuta et se perdit. Adam alluma l’allumette et nous en avons tous été affectés. C’est hallucinant ce que provoqua un seul être humain !

Mais pourquoi toute l’humanité fut-elle infectée par cette horrible maladie du péché et de la mort ? Pourquoi tous les hommes ? Pourquoi pas uniquement Adam ? Si lui seul pécha, lui seul aurait dû mourir. Pourquoi la mort fut-elle transmise en héritage à tous les hommes ? « Parce que tous ont péché. » Quand tous les hommes ont-ils péché ? Quand Adam pécha.

Tous péchèrent en Adam. Mais pourquoi ? Parce que nous avons tous été créés en Adam. Nous n’avons pas été créés individuellement par Dieu. Nous sommes arrivés dans ce monde par procréation, non par création. Les seules personnes qui furent créées sont Adam et Ève. Néanmoins, il est correct de dire que j’ai été créé en Adam. Sans Adam, je n’existerais pas. Lorsqu’Adam fut créé, j’étais dans ses gènes. Je faisais partie de « sa semence ».

Par conséquent, lorsqu’Adam pécha, je n’étais pas présent. Je n’ai pas mangé du fruit. Adam, lui, l’a fait. Je n’ai pas désobéi à Dieu. Adam, si. Pourtant, j’étais dans un certain sens là-bas. Je l’étais en Adam.

Voilà l’origine de la souffrance et de la douleur. La mort fut transmise à tous les êtres humains et arriva jusqu’à nous. Aujourd’hui, la douleur fait partie de l’expérience humaine. Dieu ne peut nous immuniser contre elle. Nous vivons dans un monde de douleur et, que nous le voulions ou non, celle-ci nous affectera. Alors, quel est l’avantage de livrer son cœur à Dieu ? Il ne s’agit pas nécessairement de nous libérer de la souffrance, mais de nous fortifier pour affronter les coups durs de la vie. La souffrance ressemble à une plaie ouverte. Si vous croyez en Jésus-Christ et avez confiance en lui, la blessure guérira et se cicatrisera. Mais si vous n’y croyez pas, la blessure pourrait s’infecter et vous conduire à la mort.

La Bible rapporte l’histoire de Job. C’était un homme bon. Rien n’entachait l’intégrité de son caractère. Et pourtant, la souffrance entra dans sa vie. Le récit biblique est catégorique en affirmant que l’origine de la souffrance réside en l’ennemi de Dieu. Le diable s’acharna durement sur Job. Dieu ne le libéra pas de la douleur mais le fortifia face aux circonstances adverses.

Tandis que vous vivez dans ce monde, tôt ou tard la douleur vous atteindra. Mais ne désespérez pas. La souffrance peut vous affliger un jour, peut-être deux, mais il y a toujours un troisième jour. Ce jour-là, les ombres de la mort disparaîtront pour donner lieu à la résurrection de vos rêves.

Apprenez à vous confier en Dieu dans la prospérité. Quand viendront les jours mauvais, vous verrez alors Dieu au sein de la pénombre de la douleur.

NOTES

1. Certaines religions ont résolu le problème du mal en niant son existence. L’hindouisme enseigne que le mal est simplement une forme d’illusion du monde phénoménal. Dans le monde occidental, la Science chrétienne considère aussi la souffrance comme une illusion.

2. Platon, Euthydème ou le disputeur, nouv. éd. augmentée, Paris, Arvensa, s.d., p. 19.

3. Laurie Lapointe-Baudouin, Le dialogue entre Thomas d’Aquin et Augustin sur la question du mal, dans Revue Ithaque, n° 4 (printemps 2009), Montréal, p. 128-133.

4. Aristote, Éthique à Nicomaque, Livre 1, trad. J. Tricot, Paris, Les échos du maquis, 2014.

5. Ésaïe 59 : 2.